trop, c'est jamais assez

Publié le par Super meuh

« Un décès en couches sur deux pourrait être évité »

Le Figaro, La Croix

Le Figaro relève que selon le dernier Bulletin épidémiologique
hebdomadaire, « entre 70 et 75 femmes meurent pendant la grossesse ou
des suites de l'accouchement » chaque année en France, pour « plus de
830.000 naissances recensées ».
« Mais près de la moitié de ces décès pourrait être évités », remarque
le journal.
Le Pr Gilles Crépin, gynécologue obstétricien et membre de l'Académie
nationale de médecine, écrit dans le BEH que « ces 40 morts maternelles
par an […] requièrent des mesures fortes là où ces situations sont les
plus pressantes ». Le spécialiste observe que ces décès sont « le plus
souvent liés à des mesures thérapeutiques inappropriées ».
Le Figaro se penche ainsi sur l’enquête menée par Marie-Hélène
Bouvier-Colle et son équipe (unité Inserm 953). Les auteurs notent que «
le risque de mort maternelle est trois fois plus élevé à 35-39 ans qu'à
20-24 ans, et demeure supérieur chez les femmes d'origine étrangère ».
Le quotidien précise que « les causes obstétricales directes, à
commencer par les hémorragies (25% des cas), mais aussi les embolies
amniotiques, ou encore les complications d'une hypertension sont les
plus fréquentes. Elles sont retrouvées dans 7 cas sur 10 ».
Le Figaro relève que « c'est dans ce groupe que la plus grande
proportion des décès pourrait être prévenue », le journal ajoutant que «
les causes indirectes telles les attaques cérébrales, les maladies
cardiaques ou les cancers comptent pour moins d'un tiers des cas ».
Marie-Hélène Bouvier-Colle remarque que cette étude « montre également
que 60 à 70% des femmes décédées avaient subi une césarienne. Chez les
femmes sans facteur de risque, cette intervention multiple par 3 le
risque de mortalité par rapport à un accouchement par voie basse ».
Le quotidien aborde en outre les « grandes disparités régionales. […] Le
taux d'hémorragie est ainsi multiplié par 1,7 en Île-de-France, et par
4,3 dans les Dom-Tom ».
« Défaut de surveillance, traitement trop tardif, dosage inadéquat… Les
erreurs sont évidentes dans certains dossiers », poursuit Le Figaro.
Le journal indique que « pour le Dr Jean Marty, secrétaire général du
Syngof, ces «mauvais résultats» sont dus en partie à la baisse du nombre
de praticiens libéraux pratiquant des accouchements dans des
établissements privés ».

oui, c'est une manière de voir les choses...

Publié dans libre pensée

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