à propos des vaches et du lait maternel

Publié le par Super meuh

Selon Jack Newman, pédiatre canadien expert en allaitemet maternel:

 

Allaitement et culpabilité (Newman, 28) :

Regardons les choses en face. Si une femme enceinte dit à son médecin
qu’elle fume un paquet de cigarettes par jour, si elle admet consommer
régulièrement trop d’alcool ou de médicaments variés, combien de chances
pensez-vous qu’elle ait de ressortir de son cabinet sans avoir entendu
un sermon sur les effets nocifs de sa conduite sur le foetus ? Si elle
avoue prendre son bébé d’une semaine dans son lit la nuit, pensez-vous
qu’on ne la culpabilisera pas, et ce en dépit du fait que le sommeil
partagé est le meilleur choix pour la mère et l’enfant ? Si une mère
arrive chez le pédiatre avec son bébé de 8 jours, et lui annonce qu’elle
le nourrit au lait de vache ordinaire du commerce courant, le pédiatre
risque fort de s’évanouir d’horreur, et ne ressentira ensuite aucune
hésitation à stigmatiser sa conduite, et à l’adjurer de donner à son
bébé un lait industriel pour nourrissons (pas à allaiter, bien sûr, il
ne faut pas culpabiliser cette pauvre femme).

Pourquoi une telle indulgence pour les laits industriels ? Certes, les
laits industriels actuels sont théoriquement meilleurs pour les
nourrissons que le lait de vache ordinaire ; mais en fait, il n’existe
pas d’études médicales sur le sujet qui puisse  prouver formellement
qu’il existe des différences significatives entre les bébés nourris au
lait in-dustriel et ceux nourris au lait de vache. Pas une seule. En
revanche, il existe de très nombreuses études prouvant les avantages de
l’allaitement ou du don de lait maternel sur l’alimentation au lait
industriel (ou avec n’importe quel lait animal). Et nous commençons
juste à avoir une idée de certains de ces avantages. Presque tous les
jours, nous en apprenons davantage. Même dans les pays industrialisés,
de nombreuses études montrent que les enfants nourris au lait industriel
sont en moins bonne santé que les enfants allaités ; ils ont davantage
d’otites, davantage d’infections digestives, ont un risque plus élevé de
diabète, etc. Et leurs mères ont un risque plus élevé de souffrir d’un
cancer du sein ou des ovaires, et probablement aussi d’ostéoporose. Et
ce sont juste quelques exemples. Indis-cutablement, la publicité faite
par leurs fabricants a obtenu les résultats souhaités, à savoir
convaincre le grand pu-blic qu’ils sont aussi bons que le lait maternel,
et qu’il n’y a vraiment pas de quoi faire « tout un plat » de l’allaitement.

 

http://www.mamadearest.ca/fr/

Publié dans allaitement on demand

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